Des fenêtres de publicité qui s’ouvrent seules, un navigateur qui change de page d’accueil, un message qui annonce que vos fichiers sont chiffrés et réclame un paiement : les trois situations relèvent de logiciels malveillants, mais elles n’ont ni la même gravité ni la même réponse.
Distinguer les trois cas
Le faux message d’alerte
« Votre ordinateur est infecté, appelez immédiatement ce numéro » : la page qui affiche cela est elle-même l’arnaque. Aucun antivirus n’a jamais demandé de téléphoner. Le numéro mène à un faux support technique qui réclamera une prise en main à distance, puis un paiement, et qui installera au passage un vrai logiciel espion.
La réponse est simple : ne composez pas ce numéro. Fermez le navigateur — au besoin par le gestionnaire des tâches — et ne rappelez sous aucun prétexte. Votre machine, elle, va généralement très bien.
Les logiciels publicitaires et espions
Barres d’outils apparues sans raison, moteur de recherche changé, publicités sur des sites qui n’en affichent pas : ce sont des logiciels indésirables, arrivés le plus souvent avec un programme gratuit téléchargé sur un site de téléchargement. Ils ralentissent la machine, pistent la navigation, et ne partent pas d’un simple clic sur « Désinstaller ».
C’est le cas type du forfait « Sérénité » : désinfection complète, nettoyage des points de démarrage automatique, remise en état des navigateurs, mises à jour et vérification de l’antivirus. Comptez deux à trois heures au tarif horaire, entre 96 € et 144 € selon l’état, plus le déplacement — 48 € à 72 € après crédit d’impôt pour un particulier.
Le rançongiciel
Le cas grave. Vos fichiers portent une extension inconnue, ne s’ouvrent plus, et un message réclame un paiement en cryptomonnaie contre une clé de déchiffrement. Ici, la désinfection ne suffit pas : le logiciel peut être supprimé, les fichiers resteront chiffrés.
Trois principes s’appliquent. Ne payez pas : le paiement finance l’activité, et rien ne garantit la clé — l’ANSSI et cybermalveillance.gouv.fr le rappellent systématiquement. Isolez la machine du réseau, débranchez les disques externes, car le chiffrement se propage aux supports connectés. Ne réinstallez rien avant qu’on ait regardé : un déchiffreur gratuit existe parfois pour la souche concernée.
La marche à suivre complète, à imprimer avant d’en avoir besoin, est dans le protocole d’urgence en trois étapes.
Ce que comprend l’intervention
- Analyse hors ligne du système, pour repérer ce qu’un antivirus en fonctionnement ne voit pas toujours.
- Suppression des logiciels indésirables, des extensions de navigateur et des tâches planifiées ajoutées à votre insu.
- Vérification des comptes utilisés depuis la machine infectée, et changement des mots de passe critiques — messagerie d’abord, car c’est elle qui permet de réinitialiser tous les autres comptes.
- Remise à jour du système et de l’antivirus, avec explication de ce qui a permis l’infection. Sans cette dernière étape, la même chose se reproduit dans six mois.
Quand le système est trop atteint, une réinstallation propre est plus rapide et plus sûre qu’un nettoyage acharné — vos données sont alors sauvegardées au préalable, et vous êtes prévenu de ce qui sera effacé.
Éviter la prochaine fois
Trois habitudes suppriment l’essentiel du risque : installer les mises à jour sans les repousser, utiliser un gestionnaire de mots de passe avec double authentification, et disposer d’une sauvegarde hors ligne — la seule protection réellement efficace contre un rançongiciel. Ces points peuvent être mis en place ensemble lors d’une séance de formation.
Machine infectée : intervention rapide
Débranchez le câble réseau ou coupez le Wi-Fi, puis contactez-moi au 06 95 74 01 29. Intervention à domicile dans le Gers et les Hautes-Pyrénées, ou à distance quand la machine reste utilisable.
