Un disque qui ne répond plus, un dossier supprimé par erreur, une clé USB que l’ordinateur ne reconnaît plus : la perte de données est la panne qui angoisse le plus, parce qu’elle touche des choses irremplaçables. Les photos d’un mariage, la comptabilité d’une entreprise, un mémoire de fin d’études. Dans une majorité de cas, tout n’est pas perdu.
Le geste qui change tout : arrêter d’utiliser l’appareil
Quand vous supprimez un fichier, il n’est pas effacé. Le système se contente de marquer l’espace qu’il occupait comme « réutilisable ». Les données sont encore physiquement là, intactes, jusqu’à ce que quelque chose vienne écrire par-dessus.
C’est pourquoi la première consigne est toujours la même : cessez immédiatement d’utiliser l’appareil. Chaque photo prise, chaque mise à jour installée, chaque page web ouverte réduit les chances de récupération. Sur un ordinateur, éteignez-le — proprement si possible, en coupant l’alimentation si le système ne répond plus. Sur un téléphone, activez le mode avion et ne réinstallez rien.
À éviter absolument : installer un logiciel de récupération sur le disque concerné. L’installation elle-même écrit des données et peut détruire définitivement ce que vous cherchiez à sauver.
Ce qui est récupérable, et ce qui ne l’est pas
- Suppression accidentelle, formatage rapide, corbeille vidée — récupération généralement possible, souvent intégrale, si l’appareil a été arrêté rapidement.
- Partition perdue, disque « à formater » selon Windows — le plus souvent récupérable : la structure logique est abîmée, pas les données.
- Disque dur mécanique qui claque ou grésille — panne physique. J’arrête là et je vous oriente vers un laboratoire en salle blanche. Insister ferait des dégâts irréversibles, et je préfère le dire que facturer une tentative vouée à l’échec.
- SSD ayant appliqué le TRIM — les chances chutent fortement. Cette fonction efface réellement les blocs libérés, souvent en quelques minutes. La rapidité de réaction est ici décisive.
- Fichiers chiffrés par un rançongiciel — ce n’est plus de la récupération de données mais de la cryptographie. Voyez la page virus et rançongiciels.
Comment se passe l’intervention
Le diagnostic vient toujours en premier : j’écoute le disque, je lis son état de santé et je détermine si la panne est logique ou physique. Cette distinction commande tout le reste.
S’il s’agit d’une panne logique, je travaille sur une copie, jamais sur le support d’origine. Une image du disque est créée, et c’est elle qui est analysée : quoi qu’il arrive ensuite, l’original reste dans l’état où vous me l’avez confié.
Vous recevez ensuite la liste de ce qui a été retrouvé, avant toute facturation de la restitution. Les fichiers récupérés vous sont rendus sur un support que vous fournissez ou que je peux vous procurer — jamais sur le disque d’origine, qui doit rester intact jusqu’au bout.
Les tarifs suivent la grille habituelle : le diagnostic entre dans le cadre d’une intervention d’assistance, et la durée dépend de la taille du support et de l’état du système de fichiers. Pour les particuliers, l’intervention à domicile ouvre droit au crédit d’impôt de 50 % via l’avance immédiate Urssaf.
La vraie solution est en amont
La meilleure récupération de données est celle dont on n’a pas besoin. Une sauvegarde suivant la règle du 3-2-1 — trois copies, sur deux supports différents, dont une hors du domicile — transforme une catastrophe en simple contretemps. C’est une heure de mise en place, une fois, et le sujet ne revient plus.
Pour les professionnels, la question se pose autrement : voir la page sauvegarde et NAS pour TPE.
Perte de données : que faire maintenant
Éteignez l’appareil, et appelez-moi au 06 95 74 01 29. J’interviens à domicile dans le Gers et les Hautes-Pyrénées, du lundi au vendredi de 9 h à 19 h. Plus l’appel est rapide, meilleures sont les chances.
